Pharmacologie
La pharmacologie étudie l'action des substances sur les organismes vivants : principes actifs, doses, effets thérapeutiques et toxiques. Dans Les Carnets de l'apothicaire, c'est le cœur du savoir de Maomao, qui dose remèdes et poisons, comprend les interactions et lit dans les symptômes la trace d'une molécule.
Fiches de cette discipline
L'armoise
Dans Les Carnets de l'apothicaire, l'armoise est l'un des simples de la cour. On explique ses usages et l'artémisinine, l'antipaludique de Tu Youyou (Nobel 2015).
La bile d'ours
Son acide ursodésoxycholique (UDCA) dissout certains calculs biliaires et protège le foie. Aujourd'hui synthétisé, il figure sur la liste OMS des médicaments essentiels.
La belle-de-nuit
En partie : la graine de belle-de-nuit contient une protéine abortive chez la souris, jamais testée chez la femme. Mécanisme, toxicité et limites du savoir de cour.
Le charbon végétal
Dans Les Carnets de l'apothicaire, Maomao donne du charbon végétal en urgence. Pourquoi fonctionne-t-il ? Comment l'adsorption piège les toxiques ? Ses limites réelles.
Le datura
Dans Les Carnets de l'apothicaire, le datura sert à endormir et à feindre la mort. On explique ses alcaloïdes, sa toxicité et son rôle dans l'histoire de l'anesthésie.
L'écorce de mandarine
En partie : l'hespéridine et le limonène du chen pi agissent sur la digestion et les vaisseaux. Ce que la science valide, ce qui reste tradition.
Les formes galéniques
Dans Les Carnets de l'apothicaire, on prépare une pommade. On explique la galénique : comment la forme du médicament conditionne l'absorption d'un principe actif.
Le gingembre
Le gingérol active le récepteur de la chaleur et dilate les vaisseaux de la peau, sans changer la température interne. Frais ou séché, et les pastilles de Maomao.
Le kudzu
Sa racine donne le kuzu, un amidon qui épaissit, et le gé gēn, utilisé contre la fièvre. Pourquoi l'infusion trop forte colle, et pourquoi la plante envahit tout.
Le lombric en médecine
Utilisé contre la fièvre en médecine chinoise, le lombric contient des lombrokinases qui dégradent les caillots en labo. Ce qui est prouvé, et ce qui ne l'est pas.
La nicotine et le tabac
Dans Les Carnets de l'apothicaire, du tabac macéré sert de poison. On explique la nicotine, sa toxicité aiguë et pourquoi diluer un poison peut l'aggraver.
L'oothèque de mante
Dans Les Carnets de l'apothicaire, les œufs de mante sont vus comme aphrodisiaque. On décrit l'oothèque, sa structure et son usage en médecine chinoise.
Le pissenlit
Dans Les Carnets de l'apothicaire, Maomao identifie le pissenlit comme simple. On explique ses propriétés diurétiques, son inuline et ses usages alimentaires.
Les plantes emménagogues et abortives
Surtout toxiques : jasmin, armoise, rue et piment contractent l'utérus à des doses qui empoisonnent d'abord la mère. Ce qu'en disent la pharmacologie et l'histoire.
La mort apparente par tétrodotoxine
En partie : le poison du fugu paralyse au point d'imiter la mort, cerveau éveillé. Le datura, lui, agite au lieu d'endormir. Mécanismes, cas réels, limites.
Le thé et la caféine
Dans Les Carnets de l'apothicaire, Maomao prescrit du thé pour ses effets diurétiques. On explique la caféine, la théanine et la vraie portée de cette stratégie.
À l'épreuve de la science
Vérifications scientifiques relevant de cette discipline.
Peut-on devenir immunisé aux poisons en s'y exposant ?
En partie vrai. On peut développer une tolérance à certains poisons, mais jamais à tous : l'immunité totale de Maomao relève de la fiction.
Le chocolat est-il vraiment aphrodisiaque ?
Faux. Le cacao contient bien des molécules actives, mais à des doses trop faibles pour agir sur le désir : l'effet relève de la réputation et du placebo.