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Le pissenlit : plante médicinale et comestible | Behind the Lore

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En parcourant la cour extérieure du palais, Maomao note mentalement la rareté des simples. Parmi les quelques plantes qu’elle identifie, le pissenlit retient son attention, au même titre que l’armoise. Pour elle, c’est une évidence de praticienne : dans une cour bien tenue, trouver du pissenlit, c’est trouver une ressource médicinale ordinaire mais fiable, accessible à qui sait la reconnaître.

Le sujet en profondeur

Le pissenlit, Taraxacum officinale, est une plante de la famille des astéracées que l’on trouve dans les prairies, les bords de chemins et les jardins de l’hémisphère nord tempéré [Wikipedia] . Son nom populaire français ne laisse aucune ambiguïté sur son effet le plus connu : la plante provoque une augmentation de la production d’urine, et ce depuis fort longtemps. En anglais, on l’appelle dandelion (corruption du français « dent-de-lion », à cause de ses feuilles découpées), mais aussi pissabed dans les dialectes ruraux, pour les mêmes raisons.

La propriété diurétique du pissenlit est attribuée à plusieurs composants qui agissent de concert. Les flavonoïdes et les acides phénoliques de ses feuilles stimulent la filtration rénale [Wikipedia] . Ce qui rend le pissenlit particulièrement intéressant sur le plan pharmacologique, c’est que ses feuilles sont naturellement riches en potassium : là où la plupart des diurétiques chimiques entraînent une perte de potassium qu’il faut compenser séparément, le pissenlit fournit lui-même ce minéral, limitant ainsi le risque d’hypokaliémie.

La plante contient aussi des principes amers, principalement le taraxacin et la taraxacérine, qui stimulent la sécrétion biliaire et facilitent la digestion. Ces composés amers sont concentrés dans les feuilles jeunes, plus intenses au printemps avant la floraison. La racine, pour sa part, est riche en inuline, un polysaccharide non digestible qui se comporte comme un prébiotique : il nourrit les bactéries bénéfiques du côlon sans être absorbé par l’intestin grêle, ce qui en fait un intérêt pour la flore intestinale.

L’ensemble de la plante est comestible. Les feuilles s’utilisent crues en salade, particulièrement appréciées en amertume dans de nombreuses traditions culinaires. Les fleurs servent à préparer des vins et des gelées. La racine, torréfiée, a servi de substitut au café dans des périodes de pénurie. Cette polyvalence alimentaire-médicinale est précisément ce que Maomao voit en identifiant du pissenlit dans la cour : une plante sans prestige, mais d’une utilité pratique certaine.

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Sources

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