Phénomène biologiemedecine

La vision nocturne : bâtonnets et rhodopsine | Behind the Lore

Contexte dans l'histoire (cliquer pour masquer ce bloc) (cliquer pour afficher ce bloc)

Ce paragraphe peut contenir des informations sur l'intrigue.

Lors de l’épreuve du pavillon de la sélection, Maomao relie le mythe fondateur de la reine mère étrangère, celle qui « voyait dans la nuit noire », à un trait biologique précis : une bonne vision nocturne associée à la confusion des couleurs rouge et vert. Ce don présenté comme divin n’est donc pas un miracle, mais une particularité de la rétine, plausible chez les porteurs du daltonisme rouge-vert.

Le sujet en profondeur

La rétine contient deux types de photorécepteurs. Les cônes, concentrés au centre, distinguent les couleurs mais nécessitent une lumière abondante. Les bâtonnets, beaucoup plus nombreux (environ cent vingt millions contre six millions de cônes), sont répartis en périphérie et sont spécialisés dans la détection de la lumière faible [Wikipedia] .

Ce qui rend les bâtonnets si sensibles, c’est leur pigment : la rhodopsine. Cette molécule est formée d’une protéine, l’opsine, liée à un dérivé de la vitamine A. Quand un photon frappe la rhodopsine, elle change de forme et déclenche une cascade de signaux nerveux, même pour une quantité de lumière infime [Wikipedia] . La rhodopsine est ensuite décomposée, puis régénérée lentement, d’où le phénomène d’adaptation à l’obscurité : il faut vingt à trente minutes dans le noir pour que les bâtonnets atteignent leur pleine sensibilité.

Les bâtonnets ont cependant une limite importante : ils ne contiennent qu’un seul type d’opsine, insensible aux différences de longueur d’onde entre les couleurs. Ils détectent la quantité de lumière, pas sa teinte. La vision nocturne est donc une vision en niveaux de gris, et c’est une constante universelle chez l’homme.

La carence en vitamine A perturbe directement ce système. Sans apport suffisant, la rhodopsine ne se régénère pas correctement, ce qui se traduit par une hemeralopie : une difficulté à voir dans l’obscurité, dite couramment « cécité nocturne ». C’est l’une des conséquences les mieux documentées d’une alimentation pauvre en vitamine A.

Pour aller plus loin

Sources

Publié le

Poursuivre l'enquête

Suggérées automatiquement par concepts, disciplines, épisodes ou personnages communs.