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La consanguinité dynastique expliquée | Behind the Lore

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Au terme de l’épisode consacré au pavillon de la sélection, Maomao formule une hypothèse chirurgicale : une trop forte consanguinité au sein de la lignée impériale pourrait expliquer les morts prématurées des frères du prédécesseur. Elle pose ce lien comme une hypothèse, pas comme une certitude, ce qui est scientifiquement honnête. L’épisode a déjà montré que des sœurs servaient à la fois de mères et de parentes proches aux princes, dessinant exactement le schéma d’une parenté serrée au sommet de l’État.

Le sujet en profondeur

Notre génome comporte deux copies de chaque gène, une héritée du père, une de la mère. La plupart des individus portent quelques allèles récessifs délétères, c’est-à-dire des variantes génétiques capables de provoquer une maladie ou une anomalie grave lorsqu’elles se retrouvent en double exemplaire. Tant que l’individu n’en possède qu’une seule copie, la version fonctionnelle fournie par l’autre parent masque l’allèle récessif : il reste silencieux [Wikipedia] .

Le problème surgit quand deux individus apparentés ont des enfants. Ayant un ou plusieurs ancêtres communs, ils partagent une fraction de leur patrimoine génétique, y compris d’éventuels allèles récessifs délétères hérités de ces ancêtres communs. Leur descendant court donc un risque significativement plus élevé de recevoir le même allèle délétère des deux côtés, de le porter à l’état homozygote, et donc de développer la maladie correspondante.

Ce risque est quantifié par le coefficient de consanguinité, qui mesure la probabilité qu’un individu soit homozygote pour un allèle donné du fait de sa parenté [Wikipedia] . Un enfant de parents non apparentés a un coefficient proche de zéro pour les allèles familiaux. Un enfant de cousins germains a un coefficient de 1/16 ; un enfant de frère et sœur, de 1/4. Cette augmentation peut paraître modeste en valeur absolue, mais elle se répète génération après génération si les unions consanguines se poursuivent, accumulant et concentrant les allèles récessifs délétères dans la lignée.

Le phénomène global est appelé dépression de consanguinité. Il se traduit statistiquement par une mortalité infantile et juvénile plus élevée, une plus grande fréquence de maladies héréditaires récessives, et une réduction de la vigueur générale. À l’inverse, l’exogamie, le fait de s’unir avec des individus génétiquement éloignés, tend à masquer les allèles récessifs délétères de chaque lignée et à produire des descendants plus robustes : c’est le phénomène d’hétérosis, ou vigueur hybride.

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Sources

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