La photopériode et la floraison des plantes | Behind the Lore
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En inspectant une grange, Maomao découvre une parcelle maintenue sous lumière permanente, y compris la nuit. Elle diagnostique immédiatement le problème : c’est cette exposition prolongée qui freine la pousse, et la moindre altération du cycle lumineux peut provoquer une floraison précoce ou, au contraire, la bloquer indéfiniment. En quelques phrases, elle formule ce que la botanique moderne appelle la photopériodicité, la capacité des plantes à percevoir et à utiliser la longueur de la nuit comme signal de développement.
Le sujet en profondeur
Pendant longtemps, on a pensé que les plantes fleurissaient en réponse à la durée du jour. L’expérimentation a corrigé cette intuition : c’est la durée de la nuit qui compte, et plus précisément la durée d’obscurité continue [Wikipedia] . Une interruption lumineuse, même brève, au milieu d’une longue nuit remet le compteur à zéro et modifie la réponse de la plante.
Le capteur central de ce mécanisme est le phytochrome, un pigment protéique présent dans presque tous les tissus végétaux. Il existe sous deux formes interconvertibles : une forme active par la lumière rouge (Pfr) et une forme active par la lumière rouge lointaine (Pr). La lumière solaire du jour maintient une forte proportion de Pfr ; l’obscurité permet la conversion lente de Pfr en Pr. En mesurant le rapport entre ces deux formes au cours de la nuit, la plante perçoit si la nuit est suffisamment longue.
Selon la réponse à ce signal, on distingue deux grandes catégories [Wikipedia] :
- Les plantes de jours courts (ou de nuits longues) fleurissent quand la nuit dépasse un seuil critique, généralement de douze à quatorze heures selon l’espèce. Chrysanthèmes, fraises, riz d’automne et soja en font partie. Une nuit trop courte, ou interrompue par de la lumière, maintient la plante en état végétatif.
- Les plantes de jours longs (ou de nuits courtes) fleurissent quand la nuit reste en dessous du seuil critique. Blé de printemps, épinards et radis en sont des exemples. Un hiver de longues nuits les maintient en rosette jusqu’au retour des nuits courtes.
Certaines espèces sont dites neutres : leur floraison dépend d’autres facteurs (température, age de la plante) et reste peu sensible à la durée du jour.
Pour aller plus loin
Sources
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