Concept physique

La relativité du mouvement : ne pas sentir la Terre tourner

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Rafal cherche comment la Terre pourrait bouger sans qu’on le sente. En trébuchant, il voit un instant « les montagnes à l’envers » et comprend : ce sont ses yeux qui ont bougé, pas les montagnes. Il généralise aussitôt : « Si celui qui observe bouge, l’objet immobile au loin semblera également bouger. » L’intuition de la relativité du mouvement est née.

Le sujet en profondeur

Dire qu’un objet « bouge » n’a pas de sens en soi : il faut préciser par rapport à quoi [Wikipedia] . Ce « par rapport à quoi » s’appelle un référentiel. Un passager assis dans un train est immobile par rapport au wagon, mais en mouvement par rapport au quai. Les deux descriptions sont également valables.

Le principe de relativité, formulé par Galilée, va plus loin : dans un référentiel qui se déplace en ligne droite à vitesse constante, les lois de la physique sont exactement les mêmes qu’au repos. Aucune expérience faite à l’intérieur, sans regarder dehors, ne permet de savoir si l’on bouge. C’est pour cela qu’un objet lâché dans un train régulier tombe à nos pieds, et non vers l’arrière.

Appliqué à la Terre, ce principe dissout l’objection clé contre l’héliocentrisme. La Terre nous emporte avec elle, atmosphère comprise, à vitesse quasi constante. Nous partageons son mouvement, donc nous ne le ressentons pas, exactement comme Rafal cesse de voir bouger les montagnes une fois qu’il a compris que c’est lui qui s’était déplacé.

Pour aller plus loin

Sources

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